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Un livre blanc sur le Big Data réalisé par Skema Lille

écrit par René Lefebure

7 jan

Une excellente initiative du Master Spécialisé Marketing Direct et Commerce Electronique de SKEMA Business School de Lille sur le phénomène Big Data :

Le Big Data est-il un vrai levier pour booster son activité en profondeur ?

ou simple poudre aux yeux ?

… pour ma part je penche naturellement pour la première option, mais on trouve dans cette synthèse quelques recommandations pertinentes et des sensibilités différentes chez les experts.

Définition du Big Data

Je trouve la définition du Big Data peut-être un peu trop restrictive :

« La création de valeur par la combinaison des 3 V »

car n’intègre pas la disparition de la barrière à l’entrée des couts informatiques apportée par le Cloud, l’Open Source et l’Open Data, qui donne la composante Smart Data du

Big Data, donc si vous pouvez ajouter le COO au 3 V, nous dirons que le

Big Data = création de valeur par la formule 3 V x CO²

(pour une fois que le CO² apporte quelque chose de bien …)

Les traditionnels 3 V

Une synthèse des idées présentes dans le document :

Volume : pas le critère le plus important … on peut faire du Big Data sur des volumes de moins de 1 Tera

Vitesse : un enjeu important pour construire l’avantage concurrentiel

Variété : le vrai facteur de différenciation (point trop peu exprimé dans la synthèse).

Les témoignages d’experts dans une autre conférence (EBG pour ne pas la citer) soulignent cependant une hiérarchie dans les données avec d’abord :

– les données CRM (transactions ou contacts),

– le surf sur le site (clicks, pages vues, mise au panier, etc.)

– les mots-clefs (dans la recherche),

– la donnée sociale,

– les données sociodémographiques (âge, sexe, CSP, etc.).

On peut ajouter à cette liste les données Open Data (qui doivent probablement être au-dessus des données sociales).

Positionnement du Big Data

Sur la question Évolution ou Révolution, la synthèse souligne bien

– que la révolution viendra de l’usage des données qui permettra de créer de nouveaux modèles économiques (donc des métiers), et

– que l’évolution s’appliquera sur les métiers de l’informatique et du data mining pour intégrer des nouveaux concepts.

Concernant les secteurs prioritaires pour le Big Data, on retrouve les secteurs traditionnels comme les Télécoms, les Banques … il aurait été sympathique de souligner quelques nouveaux business modèles en cours de conception dans la Santé (enjeu majeur pour le PIB national avec le vieillissement de la population et la maîtrise des dépenses de santé), ou opérationnel dans l’enseignement à distance pour établir cette émergence des nouveaux modèles économiques.

Concernant la création de Valeur pour le consommateur citoyen, j’invite les lecteurs à suivre les innovations mises en place par la ville de San Francisco (par exemple http://spotcrime.com/) au service de la transparence dans le choix de son quartier de résidence (nous en sommes très loin en France … et à Lille plus particulièrement ).

Concernant la mise en œuvre :

– Besoin de s’intéresser au Cloud, à Hadoop pour les équipes techniques

– Besoin de compléter les techniques d’analyses avec des moteurs de recommandations et de la data visualisation pour les équipes analytiques.

Concernant la partie Data …. Qui, Quoi, Comment … une question encore ouverte qui impliquera

– un cadre législatif plus clair (actuellement c’est plutôt vague) …

– en évitant de tomber dans la paranoïa … (Bruxelles manquent de e-commerçants !)

Vouloir interdire certaines utilisations de la donnée en Europe ou en France conduira à la mise en place de plate-forme en Off-Shore dans les métiers stratégiques de l’exploitation de la donnée (à mon avis si on veut rater la prochaine révolution industrielle on en prend le chemin).

Pour les plus dubitatifs : un seul chiffre non cité dans cette synthèse … l’Europe pèse moins de 2 % de la capitalisation boursière mondiale dans le domaine du commerce connecté (> 90 % pour les USA).

Concernant l’organisation :

– Oui le « data scientist » sera recherché … et il sera « rare », ce qui impliquera une réponse rapide du monde académique car il faudra 2 ou 3 ans pour « former » les bons profils.

– La synthèse aurait pu souligner l’initiative privée de Xavier Niel (Ex DG de Free) avec la création de son école privée (http://www.42.fr/ledito-de-xavier-niel/) pour faire face à cette pénurie annoncée. A défaut d’argent, au moins on a des « idées ». Donc Bravo a Mr Niel pour sa vision.

Pour accéder à l’article

http://www.skema-mdce.fr/actualite-diplomes-telecharger-livre-blanc-big-data/#.Us0MmLQqR3F

Merci pour vos commentaires.

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